Le profil de la course
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'Diagonale du fou ' 'Fortiche' 'gro-magon' etc.. que des noms qui étaient pour moi jusqu'à présent des épreuves destinées à une population de surhommes voir même
de " martiens " et pourtant je me suis retrouvé ce 21 juin 2003 à participer au 2ieme Grand Raid du Mercantour, voici comment.
Retour 4/5 mois en arrière, j'assiste à l'assemblée générale de la FFME CD 06 après plusieurs intervenants , le responsable Raid du département, T.Fadini prend la parole et présente
son projet de raid, le 2ieme qu'il organise avec l'association A.P.A.C.H.E.S. au profit d'horizon 06.
Je trouve l'idée intéressante et à la fin de l'AG je prends un prospectus et discute un peu avec Thierry. J'en parle autour de moi et j'obtiens pratiquement tout le temps la même
réponse : " c'est un truc de fous " " t'es malade ". Seul mon compagnon de toujours pour mes grandes sorties en montagne (Ascension du Ténibre ,Annot =>
Grand Coyer=>Gorges St Pierre,Enchainement Clapier=>Malédie) Jean Noël est partant dans un 1ier temps, puis il se rétracte quelque temps plus tard en réalisant que la course
tombe à peu près en même temps que la naissance prévue de son 2 ième fils.
Après d'âpres négociations avec ma femme je me fixe comme test le semi de Nice, fin avril. Si je réussis à le faire en moins 1h30, je pourrai participer au Grand raid, sinon pas
d'autorisation de participer au raid ! ! !
Fin janvier, suite à un WE de ski intensif en Vanoise je reviens en pleine forme et j'attaque l'entraînement à fond pendant 3 / 4 semaines dans le parc de la Valmasque, le midi, prés
de mon travail. Puis rapidement, la routine me rattrape en et je saute 1 puis 2 entraînements et jusqu'à des semaines entières.
Pâques 2003, la famille au grand complet part en Sardaigne pour 10 jours de vacances bien méritées, mais étant tous très fatigués, nous n'en profiterons pas pleinement, d'autant que
Léo le petit dernier finira avec la Varicelle et moi le dos coincé, ce qui m'empêchera de participer au test du semi de Nice.
La chose est entendue ce n'est pas un truc pour moi et j'abandonne l'idée d'y participer .
Courant mai, ma collègue Cathy m'apprend que Jean-Paul ancien marathonien à qui j'avais envoyé un prospectus s'est inscrit , je me sens un peu responsable de l'avoir incité à faire ce
Raid et de ne pas y participer. Pratiquement le même jour, Yom un membre de Ski Club de Nice me propose de faire une randonnée dans le secteur d'Utelle je saute sur l'occasion de
faire un ultime dernier test : une grande boucle au départ du Cros d'Utelle rejoignant la Madonne puis le Brec d'Utelle
par le village et retour par le sentier Valléen, itinéraire que j'avais fait en 3 fois, lors de randonnées familiales.
La Randonnée se passe bien et je vois rapidement que l'idée de participer au raid tente de plus en plus Yom.
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Vue du pittoresque village d'Utelle sur le sentier montant au col de Castel Gineste
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Finalement, quelques jours plus tard, nous nous retrouvons à quatre : Jean-Paul, Yom, Le Belge et moi même embarqués dans cette aventure.
Nous planifions pour le 27 mai une boucle à partir de Bramafan pour rejoindre les belles crêtes du Cheiron, hormis le
temps médiocre la ballade se déroule bien. Nous sommes tous étonnés, le lendemain de se retrouver sans séquelles (pas de .bobos, pas de courbatures) et en forme. De ce fait, nous
renvoyons tous notre inscription.
Yom, le Belge et moi, nous récidivons le 1 juin pour un parcours de reconnaissance du début du Raid, deux buts : Parfaire
notre entraînement et se donner une idée du temps nécessaire pour faire la 1iere partie de course jusqu'au refuge de Nice. Lors de cette dernière ballade on rencontre par hasard 5/6
personnes de notre club et nous apprenons que Bob s'entraîne lui aussi pour ce Raid. C'est lui qui nous apprend que le parcours a été pas mal rectifié.
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Conditions typique de ce début juin 2003 encore beaucoup de neige à basse altitude (2200/2300) et temps trés orageux.
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Il reste 3 semaines, je décide de lever le pied, je continue a courir le midi 1 à 2 fois par semaine, à un rythme assez lent d'autant que la canicule s'installe. Il fait de plus en
plus chaud, je dors de plus en plus mal, et le stress fait que mon état physique se dégrade de plus en plus .
J-6 : Nous montons en famille faire un repérage des points de ravitaillement en Gordolasque et à l'Authion.
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Ma femme (Pascale) et les enfants coucheront au relais des merveilles la nuit du vendredi au samedi pour être à pied d'œuvre le jour J. La dernière semaine se passe à organiser avec
les coureurs et les accompagnateurs les derniers détails. Finalement Cathy et ses deux filles dormiront également au relais des merveilles.
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Lever de soleil de la chambre du relais des Merveilles.
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Et Christine viendra rejoindre Pascale à Peïra Cava pour camper avec les petits.
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J-1 13h : je reviens du travail en retard les sacs ne sont pas finis, la voiture pas chargée, j'ai pas mangé et le rendez vous est a 14h sur le parking de Carrefour on se dépêche.
J-1 13h45 : j'ai descendu toutes les affaires dans la rue pendant que ma femme est allée chercher la voiture.
Nous chargeons tout précipitamment et dans la panique mon sac d'affaires qui doit rester à l'arrivée, reste sur le trottoir ! ! !
et c'est seulement en arrivant à carrefour que nous nous rendons compte de l'erreur, obligeant ma femme à faire un aller-retour supplémentaire.
J-1 14h15 : finalement tout est rentré dans l'ordre le sac était toujours au même endroit , la bande des quatre est prête à se rendre à Lucéram d'où doit partir un car pour St Martin
de Vésubie à 16h.
J-1 16h : Arrivée sur Lucéram , nous nous rendons vite compte que les concurrents ont l'air d'être tous des spécialistes de ce genre d'épreuve, ce qui n'est pas fait pour me
rassurer.
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J-1 Soirée : Après la remise des dossards et le petit briefing nous mangerons rapidement le classique plat de pâtes d'avant course dans un des restaurants de la ville, arrosé pour
certains d'un verre de rouge et pour moi téméraire de coca.
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J-1 21h Arrivé à l'hôtel et malgré le coca ingurgité je m'endors comme une masse tandis que Jean Paul avec qui je partage la chambre à du mal à trouver le sommeil.
J 1h du matin : je me réveille et la situation s'inverse. Impossible de me rendormir, trop occupé à gamberger tandis que Jean Paul ronfle tranquillement, deux longues heures passeront
avant le lever. Je me demande pourquoi nous avons commencé directement pour notre 1ier raid par une si longue distance ?
Je m'interroge également sur mon état physique et sur la stratégie de course.
Dois je essayer de m'accrocher à Yom & au Belge hyper affûtés et motivés pour finir en 20h ou alors partir plus doucement à mon rythme ?
Un autre détail me perturbe celui de " la Cime du Diable " qui selon mes prévisions, devrait être atteint vers les 16h de l'après midi soit l'heure des orages, heureusement la météo
ne prévoit pas d'orages pour le week end..
J 3h : Tout le monde se lève et se prépare rapidement. Chacun avale son petit déjeuner. Pour moi, c'était comme d'habitude des céréales avec du lait et bananes fraîches coupées en
morceaux. Mais à 3h du matin, il faut quand même se forcer pour avaler son petit déjeuner préféré.
Au moment de m'habiller, j'ai la surprise de trouver une de mes chaussettes complètement collée, impossible de mettre le pied dedans. En fait lors de notre dernier entraînement
j'avais utilisé une 2 ième peau et celle ci est passée à la machine avec la chaussette. Me voici donc à 15mn du départ à essayer de retirer avec mes dents les petits bouts de
plastique fondus et re-durcis , j'y arriverai partiellement et c'est ce qui provoquera ma seule et unique ampoule du raid.
J 4h : après le contrôle des sacs et un briefing succinct, le départ est donné à 4h précise. Nous partons tous les quatre en essayant de pas affoler la cadence car autour de nous
certains courent .
J 5h15 : Premier contrôle Lac du Boréon, nous passons rapidement après avoir donné notre n° de dossard et sous les encouragements des bénévoles. Déjà dans les lacets sous le lac, j'ai
les 1er doutes, je suis dans le rouge pour suivre le rythme imposé par le Belge et je suis souvent à 5/10 mètres en arrière.
Je continue comme celà jusqu'au Lac de Trecolpas où je me fais une raison, le rythme est trop rapide pour moi, Inutile de continuer à m'accrocher sinon je risque l'explosion.
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J 7h : arrivée au Pas des Ladres avec 30mn de moins que lors du parcours de reconnaissance du 1er juin que nous avions déjà jugé trop rapide.
J'attaque la descente sur la Madone où je rejoins Yom et Jean Paul qui ont fini de se ravitailler.
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Pas des Ladres
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Descente sur La Madonne
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J 8h Jean Paul me propose de m'attendre pour faire la montée suivante. Nous repartons donc ensemble pour la montée de la baisse des cinq lacs, là encore je me retrouve rapidement
lâché et je fini à mon rythme péniblement la montée que je croyais à l'origine plus roulante.
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J 9h30 : balise 365 j'attaque la descente vers St Grat et le ravitaillement du relais des merveilles où ma femme et mes enfants m'attendent. Il commence à faire bien chaud, j'essaye
de boire le plus souvent possible, le moral est au plus bas, je vois bien que c'est un jour sans, d'autant qu'à l'arrivé sur St Grat je suis incapable de suivre ma femme poussant Léo
dans sa poussette.
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Les enfants aux relais des Merveilles.
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Yom au relais des Merveilles.
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J 10h30 : Relais des merveilles je suis à 2 doigts de l'abandon mais grâce aux encouragements de Pascale, je repars vers l'Authion après une bonne douche réparatrice et avoir
ingurgite pâtes, coca etc.. Je suis encore dans la fourchette des mes estimations.
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Le Belge au relais des Merveilles.
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Dans les startings block
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Yom
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Jean Paul
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Prêt pour la canicule
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J 11h 10 J'attaque lentement la montée de l'Arpette seul, j'ai bien repéré du pont du Countet un concurrent mais il me semble très loin. En fait je le rattraperai au niveau de
l'arrivée sur la conduite forcée.
J 13h10 : c'est à une demi douzaine, que nous arrivons au sommet de l'Arpette. Après plus de 2h d'effort sous la canicule, nous entrons dans la zone protégée, je plie mes bâtons et
entame la descente sur le refuge des Merveilles.
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Final de l'Arpette.
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Les lacs des Merveilles.
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J 14h : léger ravitaillement au refuge des Merveilles, j'ai du mal à avaler un gâteau au chocolat tellement j'ai la bouche pâteuse, je me force à boire le plus possible, même si l'eau
a un goût particulier. Après le plein de ma poche à eau, je me dirige vers la dernière grosse difficulté de l'épreuve : la Cime du Diable 2685m.
L'ascension est rude, une nuée de mouches me tourne autour, je découvre pour la 1ier fois cette partie du Mercantour qui m'est encore inconnue après 10 années de présence dans la
région .
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Vue du Pas de Trem.
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J 15h30 : Arrivée au sommet de la Cime du Diable en même temps qu'un randonneur solitaire chargé comme un baudet, il fait le GR en autonomie complète. La vue est splendide malgré la
visibilité réduite de l'été, il faudra que je revienne en automne. A ce stade, je suis encore dans les temps de mes prévisions et cela me rassure. Je passerai en principe, à l'Authion
pas trop tard pour que ma femme puisse repasser côté Peïra Cava avant la coupure de la route liée au Rallye automobile.
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Jean paul et le belge au sommet.
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Je repars par une descente très technique et aérienne au début puis rapidement herbeuse. Tout va bien on trottine jusqu'à la Baisse Cavaline, Col de Raus puis la Baisse de St Veran.
De là une remontée de 250m me sépare du prochain ravitaillement de la pointe des trois communes .
Donnée pour ¾ d'heure ce sera pour beaucoup un calvaire, je suis entouré de pas mal de coureurs au bout du rouleau, je manque d'eau et mon moral flanche je me traîne pendant au moins
une heure.
J 18h : Enfin le ravitaillement, une bonne trentaine de personnes sont là sur la pelouse sans raison apparente. Je suis accueilli par le responsable qui me demande si j'arrête ? et la
je comprends que beaucoup de ces personnes ont abandonné et attendent une navette pour Lucéram.
Nous sommes seulement à la moitié de la distance mais les grosses difficultées sont derrière nous.
Dans un premier temps je suis à deux doigts d'arrêter, mais ne voyant pas ma femme je dois aller au moins jusqu'au point de vue voir si elle y m'attend, je décide donc d'abord de me
ravitailler avant de prendre toute décision, puis d'aller au moins jusqu'au point de vue à sa rencontre, en cas d'abandon, elle pourra toujours me remonter au trois communes pour que
je rende mon dossard.
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Photos du Point de vue apres L'Authion
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J 18h30 : Je croise ma femme et Léo dans sa poussette quelques centaines de mètres plus loin on se dirige tous vers le point de vue, le cadre est magnifique ombragé je me change une
deuxième fois joue un peu avec mes enfants, répond à un interview de Cathy. Je me restaure une dernière fois lorsque 2 coureurs (Auguste dossard 75 & Dominique dossard 74) passent
et me proposent de venir avec eux, j'accepte et fini rapidement mon sac.
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J18h45 nous repartons donc à trois, la température devient plus clémente je me sens mieux le chemin est très roulant malgré quelques petites remontées que nous avalons sans problème.
Le parcours sur crêtes est interminable et c'est 20kms plus tard que nous arrivons à Moulinet en passant par deux/trois ponts sur de magnifiques cours d'eau . Je pense que je
reviendrai en famille passer un Week-end .
Dans le village je tombe sur Arno du Ski club de Nice qui est venu spécialement nous encourager, il a déjà fait la montée sur Peïra Cava avec Yom. Il reste avec moi le temps du
ravitaillement avant de partir à l'arrivée voir la fin de la course. C'est vraiment sympa de sa part surtout pour un jeune papa.
J21H30 Départ pour 800m de dénivelé positif, la nuit tombe et c'est entouré de lucioles que nous attaquons la dernière grande montée du Raid (du moins je le croyais à ce moment là).
Nous sommes finalement un groupe de cinq personnes puis de sept à rejoindre le dernier ravitaillement, avec la nuit tout le monde a tendance à se regrouper.
J+1 1h : Peïra Cava Je repars un peu rapidement sans faire le plein de ma poche à eau trop pressé de courir après Auguste blessé au pied.
Aprés un passage horizontal, j'arrive au champ de tir où je préviens ma femme de mon passage , nous attaquons alors la descente, on perd rapidement 2 coureurs avant la Baisse de
Cabanette, je les retrouverai a l'arrivée, perdus ils ont finis par la route.
Dans la descente du Col de la Porte très roulante je lâche tout le monde et rattrape ensuite plusieurs concurrents. je me suis jamais sentie aussi bien de toute la course pourtant
j'en suis a plus 80kms dans les jambes.
Ca n'arrête pas de descendre, lorsque soudain le chemin passe une rivière pour remonter sur la rive en face Je sais pas trop où je suis, deux autres coureurs que je rattrape non plus,
au moins nous sommes pas perdu car je vois un panneau indiquant le Col St Roch mais la montée que je croyais courte s'éternise et en plus je manque d'eau.
La suite du col St Roch au col Savel est pénible, le sentier pas trop bien tracé et plein de broussailles. Du col Savel et par une descente très raide et glissante on rattrape d'abord
une piste puis un sentier je suis cuit et j'ai du mal à remonter les raidillons qui ramènent au village.
J+1 4h47 : A l'entrée de celui ci je suis accueilli par 3 femmes qui ont dû passer la nuit dehors à féliciter les participants, je passe la ligne d'arrivée pour recevoir la polaire
des mains du membre d'horizon 06, le même qui a donné le départ la veille et qui est encore à l'arrivée pour nous accueillir.
Je retrouve Jean Paul, le belge arrivés une heure plus tôt et Yom lui dort dans le réfectoire.
Direction la douche, le réfectoire pour une petite collation qui ne passera pas trop bien et je me fais une petite sieste.
J+1 9h en attendant Pascale & les enfants nous discutons avec les coureurs encore présents, et avec Thierry sur les prochains projets, l'ambiance est excellente. Puis après les
traditionnelles photos de l'arrivée tous le monde repart à la maison.
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Dimanche 22 juin 9h30 photos à l'arrivée
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Ce sera pour notre première participation à une telle épreuve, une belle réussite avec pour chacun d'entre nous des hauts et des bas, mais au final une journée inoubliable. Le rendez
vous est déjà pris pour 2005, si Thierry a le courage et la volonté d'organiser le 3ieme grand raid du Mercantour .
Encore bravo et merci a l'organisation et à tous les bénévoles.
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Les resultats bon pour moi commencez par la fin vous gagnerez du temps
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